Présidentielle 2007 et les services à la personne, mon avis

En mai 2007, nous allons élire un nouveau Président pour notre République, et ainsi accéder à un renouvellement de notre gouvernement. En qualité de gérant d'une société de services à la personne, je m'engage au côté de Nicolas Sarkozy pour soutenir le candidat et son programme de développement des entreprises.
 
L'essor du secteur des services à la personne, impulsé par le ministère de la cohésion sociale et son ministre Jean-Louis Borloo permet à de plus en plus de français de voir le quotidien s'améliorer. Les personnes âgées et handicapées, mais aussi les actifs dont les efforts au travail sont souvent autant d'emputations de la qualité de vie au quotidien peuvent désormais profiter de services à leur domicile pour retrouver une vie de famille, un confort quotidien, une autonomie accrue. L'argent de l'impôt permet,avec la nouvelle règlementation, au particulier qui travaille d'employer du personnel de maison et ainsi de participer davantage à la vie de la cité, à l'emploi en France.
 
Le candidat Nicolas Sarkozy, parce qu'il valorise le travail et l'effort et est soutenu par monsieur Borloo, gagne toute notre faveur pour cette élection décisive pour l'emploi dans notre pays et en particulier l'emploi dans le secteur des services à la personne.
 
Pourquoi cet engagement ? Pourquoi pas un autre candidat ?
 
Nous avons bien écouté les propositions des autres candidats, sans esprit partisan. Le coût de leur programme en terme d'emplois, celui de Ségolène Royal et de François Bayrou au premier rang, est catastrophique. Le rapport d'expertise paru en mars 2007 a fini de nous convaincre de l'impossibilité de cautionner des programmes qui n'hésitent pas à mettre en péril entre 60000 et 350000 emplois, alors que celui de Nicolas Sarkozy pourrait permettre à la fois la diminution des coûts de la machine publique et une baisse conséquente du nombre des demandeurs d'emploi. Nous laissons de côté les chiffres prévisionnels dont les échéances et la valeur sont trop approximatifs pour être comptés. Nous observons seulement la dynamique d'un programme d'un côté, le poids humain désastreux de l'autre.
 
Nicolas Sarkozy vous fait peur ? Ses propos étranges sur les gênes vous défrisent ? Nous pouvons le comprendre, son ambition personnelle et certaines de ses convictions n'ont pas de portée universalisable. Mais comme le candidat, nous ne prétendons pas détenir la raison universelle, nous inclinons, comme lui, à penser qu'il faut une rupture dans notre pays pour lui donner davantage de chances de progresser et rivaliser avec nos voisins européens, asiatiques et américains. Car il va de soi que l'essor de notre secteur devra un jour ou l'autre composer avec de nouvelles règles, plus larges que celles, actuelles, des services à la personne français. La cohérence globale de l'esprit du programme sarkoziste, son pragmatisme et sa force de fédération doivent permettre de ne pas choisir une option présidentielle d'ordre affectif. Aucune peur, aucune incertitude ne doit nous empêcher d'avancer, de progresser. Si l'homme peut bien, comme d'autres, se tromper, se contredire ou nous inquiéter, c'est uniquement parce qu'il a une volonté et des raisons de l'ordre de la chose publique, des vues qui dépassent l'individu. Pour nous, ces incertitudes et ces craintes sont le témoin de la volonté d'un homme d'aller de l'avant, de changer les choses, de les améliorer. Il existe suffisamment d'indicateurs de cohérence chez Nicolas Sarkozy pour ne pas se laisser apeurer et se réfugier dans un vote pour Madame Royal ou Monsieur Bayrou, ou pire Monsieur Devilliers ou Laguiller, allant à contre-sens des nécessités objectives et évidentes du pays, de son économie et ses valeurs sociales.
 
C'est un parti que nous osons prendre parce qu'il est nécessaire, nous prenons le risque de penser à haute voix, parce qu'il en va aussi de notre survie. Nous pensons notamment à la politique fiscale très ambigue de Ségolène Royal et de certains de ses experts, qui estiment que les services à la personne ne sont qu'une niche fiscale qu'il convient d'éradiquer. Notre avis n'engage que nous, notre quotidien est dédié au vôtre et le restera tant que les lois nous le permettront.
 
Régis Maag,
Actionnaire-gérant de l'Aide à Domicile et Services à la Personne, Paris

Information publiée le 09 avril 2007 - Mise à jour : 9 avril 2007


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