Le développement cognitif de la naissance à l’âge adulte

Le processus mental qui se rapporte à la connaissance commence depuis la grossesse: A l’intérieur du ventre de sa mère, l’être humain commence à sentir ce qui se passe autour de lui. Puis, peu après la naissance, le nouveau-né commence à penser, comprendre, apprendre et mémoriser. Ce processus se produit à l’intérieur du cerveau et s’appelle développement cognitif.

Qu’est-ce que le développement cognitif ?

L’adjectif cognitif est construit sur la base du substantif latin cognitus qui désigne « connaissance ». Le développement cognitif est donc le développement, la croissance de la faculté de connaître, de comprendre et d’apprendre. En d’autres termes, il s’agit d’apprendre à apprendre. Cette faculté est un processus continu qui se développe le long de la vie et varie d’une personne à une autre. Pour cela, psychologues, chercheurs en pédagogie et éducateurs ont intérêt à favoriser le développement d’acquisition, du savoir et de création à tous les âges.

Développement cognitif chez les bébés

dès la naissance, le bébé commence à connaître le sens de « soi », à acquérir que son corps est séparé de celui de sa mère et à développer une sorte de proprioception, soit repérer la position de ses organes dans son corps et celle de son corps dans l’espace. Pour favoriser le développement cognitif après la naissance, la mère doit éviter de tenir son enfant lorsqu’elle est nerveuse. En effet, pour se localiser dans l’espace, l’enfant doit se sentir en sécurité dans cet espace. L’état nerveux de la mère provoque alors chez lui un sentiment d’insécurité et le bouleverse. De plus, la première année, période d’apprentissage massif, est très fondamentale dans le développement cognitif d’un bébé. Durant cette période, plusieurs connexions synaptiques se programment dans son cerveau, d’autres connexions s’effacent. Ainsi, puisqu’il ne peut pas nous faire part de ce qu’il pense, il est nécessaire d’observer minutieusement son comportement pour essayer de le comprendre et suivre ses aptitudes cognitives. Il commence à remarquer quand deux événements se succèdent. Par exemple, il constate qu’entendre la voix de sa mère précède l’action de le prendre dans ses bras ou que lorsqu’il pleure, elle s’approche de lui. En résumé, il n’y a pas mieux, pour favoriser le développement cognitif d’un bébé, que de prendre soin de lui. Il est, tout de même, à noter que le rythme de ce développement varie d’un bébé à un autre.

Facultés cognitives chez l’enfant de 2 à 15 ans

C’est le psychologue Jean Piaget (1896-1980) qui s’est opposé à ses précédents qui mettent en avant le côté génétique de l’intelligence, depuis l’enfance. Celui-ci considère l’intelligence comme une forme particulière de l’adaptation de l’enfant à son entourage:

«L’intelligence ne débute ni par la connaissance du moi, ni par celle des choses comme telles, mais par celle de leur interaction.… Elle organise le monde en s’organisant elle-même».

Cette théorie a clairement influencé la pédagogie et les méthodes éducatives. La phase de 2 à 15 ans est divisée sur trois parties:

  1. La période pré-opératoire ( de 2 à 7 ans) se caractérise par l’avènement du langage. De plus, l’enfant commence à penser d’une façon symbolique. Il se représente les choses à travers des signes et des symboles, saisit les termes de quantité, de temps ou d’espace. Mais il a encore des difficultés à représenter des idées abstraites.
  2. La période des opérations concrètes (de 7 à 12 ans) représente le début des conceptualisations et créations de raisonnements logiques qui ne concernent pas seulement sa propre vie mais aussi celles des autres. Il parvient alors à résoudre quelques problèmes avec des nombres.
  3. De 12 à 15 ans, se développent, chez l’enfant, les opérations formelles qui coïncident avec l’adolescence . Il parvient, par exemple à se représenter des choses abstraites, à envisager des raisonnements hypothético-déductifs (hypothèse / déduction) ou à réfléchir sur des questions morales (honnêteté, justice, etc).

Développement cognitif chez les adultes

L’âge adulte recouvre le plus grand pan de la vie humaine et le développement, à ce stade, est beaucoup plus fréquent. L’expérience individuelle aboutit à des changements mentaux et affectifs. Par exemple, selon l’expérience, quelques individus retirent des sentiments de réussite, d’autres détestent leurs métiers. En effet, l’adulte est directement influencé par son entourage socioculturel. Ainsi, un bon milieu de travail peut produire un développement mental et intellectuel sain. Dans sa théorie portant sur le développement cognitif des adultes, Levinson (1920-1994) divise cette phase de vie en ères (ou saisons):

  • 17 – 22 ans : Transition du début de l’âge adulte, établissement de l’autonomie financière et affective
  • 22 – 28 ans : Entrée dans l’âge adulte. Vision des réalisations futures
  • 28 – 33 ans : Transition de la trentaine , Réévaluation des choix initiaux avec changement de cap ou poursuite dans la même direction
  • 33 – 40 ans : Période d’établissement
  • 40 – 45 ans : Transition du milieu de l’âge adulte, Sens de sa propre mortalité
  • 45 – 50 ans Entrée dans l’âge mûr
  • 50 – 55 ans Transition de la cinquantaine ; Modification de la structure de vie existante
  • 55 – 60 ans Apogée de l’âge mûr
  • 60 – 65 ans Transition de l’âge adulte avancé ; Adaptation à la retraite

Le développement cognitif se développe alors sur une horloge biologique qui concerne l’âge mais aussi sur une horloge sociale qui concerne les événements attendus finale du secondaire, mariage, enfants, etc.) et inattendus (accident traumatisant, séparation du couple, perte des êtres proches, etc.). Ces événements peuvent impacter le développement des facultés cognitives chez votre enfant quel que soit son âge. Dans ce cas, le soutien scolaire l’aidera à retrouver son équilibre cognitif.