Association

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    • #89
      Gaelle34
      Participant

      Bonjour,
      Je souhaiterais créer mon association de services à la personne et je souhaiterais savoir si je puis faire partie du bureau, en tant que trésorière, et être salariée de l’association. De plus, pourriez vous m’indiquer la différence entre une association et une entreprise d’aide à domicile, à part bien sûr le statut.
      Merci de votre réponse,

    • #845
      Charlène
      Participant

      @Gaelle34 wrote:

      Bonjour,
      Je souhaiterais créer mon association de services à la personne et je souhaiterais savoir si je puis faire partie du bureau, en tant que trésorière, et être salariée de l’association. De plus, pourriez vous m’indiquer la différence entre une association et une entreprise d’aide à domicile, à part bien sûr le statut.
      Merci de votre réponse,

      Si vous créez votre association, vous n’en serez pas que trésorière. Vous aurez le droit d’être gérante salariée.

      Les statuts des entreprises et associations de services à la personne sont strictement identiques, elles doivent dans les deux cas se conformer aux agréments « simple et qualité », qui valent de façon indistincte pour les deux formes. En revanche, ce qui change dans le milieu associatif, c’est justement la gestion de la trésorerie.

      Concrètement, ce qui change, c’est le comportement des clients, des prestataires, des cadres et personnels. Le « monde » associatif n’a pas, en général, le même esprit que le « monde » de l’entreprise. Même si l’une et l’autre ont pour fonction d’aider – dans le cas de l’aide à domicile – les familles, l’ambition de l’association lui offre souvent moins de perspectives de développement par rapport à l’entreprise si le marché devient fortement concurrentiel. Jusqu’à l’avènement de la loi Borloo début 2006, le marché n’était pas structuré et les associations occupaient la quasi-intégralité du secteur, avec des conventions collectives propres et des modes de fonctionnement de type associatif : permanence téléphonique relative à la disponibilité des personnels, recrutement de personnels sur la base de la volonté plus que sur des « faits d’armes ». Le législateur a décidé de professionnaliser le secteur des services à la personne et a doté le code du travail d’une rigueur qui d’un côté oblige les associations à fonctionner comme des entreprises, et de l’autre côté donne des moyens aux entreprises de prendre des parts de marché. Après 50 ans de main-mise par les associations sur le secteur, la progression des entreprises est relative mais bien réelle, et à terme les associations qui n’auront pas pour finalité de rivaliser d’innovations pour proposer toujours plus aux utilisateurs ne pourront pas faire face aux services de recherche, innovation et marketing des entreprises.

      L’idée que les clients se font encore de l’association est la suivante : « dans une association, le service est moins professionnel parce qu’il y a moins de moyens, mais les dirigeants ne sont pas là pour faire des profits donc le coût est moins élevé ». Cette mentalité, encore très répandue, participe au découpage en 3 parties du marché : l’emploi direct d’un côté, toujours majoritaire; les associations qui ont une clientèle moins exigeante et des personnels de plus en plus attirés par les entreprises; les entreprises enfin qui lèvent de plus en plus de fonds pour se développer nationalement, en franchises le plus souvent. Une législation européenne devrait voir le jour d’ici quelques mois pour le développement des services à la personne, et il y a fort à parier sur les entreprises seront les seules à pouvoir relever le défi.

      La différence en un mot : Perspectives. 😉

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